25/08/2025
Accélération du démantèlement du réseau 2G
Nous vous avons déjà informés du démantèlement du réseau 3G afin de libérer de la bande passante pour la 4G-5G. La plupart des opérateurs ont déjà procédé à cette désactivation. À cette occasion, il avait été garanti que la 2G serait maintenue. La désactivation est prévue pour 2028-2030, mais de manière très vague.

Plus de 2 millions de connexions M2M fonctionnent encore exclusivement sur la technologie 2G en Belgique, notamment dans les systèmes d'alarme anti-intrusion, les centrales d'incendie, les navettes de soins, les équipements de stationnement et les chaînes logistiques critiques. Leur cycle de vie moyen est de 12 à 15 ans ; une opération de remplacement nécessite donc un déploiement long et coûteux.
Selon les informations disponibles, les opérateurs belges auraient décidé de ne plus prendre en charge la technologie 2G à partir de 2027.
ALIA Security, en collaboration avec l'ACA (Association des centrales d'alarme), a donc adressé une lettre au cabinet du vice-Premier ministre Maxime Prévot, compétent pour l'IBPT reprenant les demandes suivantes :
- Poser une question parlementaire à l'IBPT afin d'obliger les opérateurs mobiles belges à reporter d'au moins cinq ans la suppression des services 2G, de sorte qu'aucune date butoir ne soit fixée avant le 31 décembre 2031.
- Réaliser une analyse d'impact, en concertation avec les secteurs concernés, sur le coût et la faisabilité technique d'une migration accélérée par rapport à une période de transition prolongée.
- Élaborer un plan de transition (subventions, conditions d'accès au spectre, campagne de communication) afin d'accompagner les entreprises et les organisations vers des solutions de connectivité alternatives sans risques opérationnels.
Au niveau européen, des réactions se font également entendre. En France, plusieurs questions parlementaires écrites ont demandé au gouvernement de charger l'autorité de régulation ARCEP d'étudier un report de la suppression progressive des réseaux 2G et 3G, précisément afin d'atténuer cet impact sur le M2M. Les médias français mettent également en garde contre les risques pour la sécurité et la santé si le délai s'avère trop court.
Notre association sœur Euralarm mène également les actions de lobbying nécessaires auprès de la Commission européenne et a rendu publique sa position, dans un document de synthèse, dans lequel elle insiste sur la nécessité d'une désactivation structurée du réseau 2G.
Nous comptons sur la Belgique pour choisir, à l'instar de la France, une approche équilibrée qui favorise à la fois l'innovation et la continuité des systèmes essentiels de sécurité et de soins.